Territoriaux CGT Gisors

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Bienvenue sur le blog des agents territoriaux du syndicat CGT de GISORS


Le blog de votre syndicat est donc né, lieu d'informations.Nous vous ferons part de notre activité, de notre démarche syndicale dans les instances où vos élus siégent.Partagerons les luttes des salariés, des conflits dans les entreprises puisque notre syndicat s'incrit dans une demarche interpro.

Un blog doit vivre, nous comptons sur vous pour le faire.Il doit étre un lieu d'échanges, avec un débat d'idées, pour que vous nous donniez vos remarques, et ainsi participer à la démarche syndicale.

Vous pouvez contacter les élus CGT pour vos questions, et les membres du bureau du syndicat cgt

Adresse Mail - syndicat CGT@ mairie-gisors.fr et au 02.32.27.60.60  

Prendre aussi RDV si vous le souhaitez au 06.27.23.65.42            06.27.23.65.42      

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31 juillet 2014

Chiffres du chomage de juin

 

Pas de trêve estivale, arrêtez le massacre !!!!

Malgré les emplois aidés, le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), le « pacte de responsabilité » et son lot d’aides diverses à hauteur de 40 milliards d’euros pour les entreprises, le nombre de demandeurs d’emploi continue sa hausse en juin pour atteindre 3 398 300 en catégorie A. Ce sont 9 400 chômeurs qui sont venus grandir les rangs de pôle emploi soit 0,3 % de plus. Si l’on prend les catégories A, B, C, ce sont 23 000 demandeurs d’emploi supplémentaires qui sont dans la galère. Au total, 5 043 200.

Le chômage des jeunes baisse de 0,3%, grâce aux emplois aidés. Si les mesures favorisant l’apprentissage peuvent être saluées, force est de constater que les employeurs n’ont pas pris conscience de l’enjeu de la question.

Le chômage des seniors continue d’augmenter de 0,9% soit + 11,5% sur un an. Il faut revenir à l’âge légal de départ en retraite à 60 ans, reconnaître la pénibilité par un départ anticipé en retraite avant 60 ans et encadrer les ruptures conventionnelles.

Le chômage de longue durée progresse de 0,4% soit + 9,8% sur un an. Lors des négociations de la convention d’assurance chômage, la CGT avait revendiqué une mesure particulière pour cette catégorie, notamment par des nouveaux dispositifs de formation les concernant, le MEDEF les a rejetées d’un revers de main.

La CGT n’a de cesse de demander qu’une autre politique soit mise en place, notamment, en conditionnant les aides aux entreprises, en les contrôlant et en sanctionnant celles qui ne respectent pas les règles, ainsi que par une politique de la demande en revalorisant le travail pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Cela passe par une revalorisation du SMIC, des minimas sociaux, des pensions et de tous les salaires et par une politique volontariste de formation, la reconnaissance des qualifications et l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment salariale. Ce sont des mesures de ce type qui permettront de constater une reprise de l’activité et de la croissance.

C’est tout le contraire qui est mis en place avec l’austérité qui conduit les peuples qui y sont contraints à plus de recul sociaux, une misère toujours plus grande et une sortie de crise qui n’apparaît pas.

Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que la courbe du chômage ne se soit pas inversée et que les demandeurs d’emploi sont de plus en plus nombreux.

La CGT prépare la rentrée sociale. Cette question de l’emploi sera au centre de ses préoccupations, non pas pour dénoncer mais pour continuer de proposer des solutions pour toutes celles et tous ceux qui sont victimes des politiques gouvernementales et patronales qui nous mènent dans le mur.

Les salariés doivent mesurer le besoin de peser dans ces choix. Nous les invitons à participer activement aux assemblées de rentrée qui se dérouleront dès le début du mois de septembre.

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29 juillet 2014

les territoriaux C.G.T présents à la sous-prefecture

Ce matin, à l'appel de l'Union locale C.G.T, une quinzaine de camarades sont venues soutenir la délégation C.G.T  qui était reçu par le sous-préfet aux Andelys. Cette délégation était composé de l'union locale C.G.T, de la fédération de la chimie et des élus C.G.T du site de bernouville d Altuglas. L'Union locale avait demandé que cette réunion ai lieu dans l urgence suite à une détérioration très net des négociations, et d'un ras le bol des élus C.G.T face à une direction complètement sourde aux revendications des salariés. portés par le syndicat. Une situation bloquée depuis près de 8 semaines entre le syndicat et la direction d Altuglas. C'est donc devant la direction d Altuglas, l inspection du travail, le sous- préfet, comme médiateur et le syndicat qu'une table ronde a eu lieu pour débloquer et avancer sur les négociations.

Après 3 heures de réunion, toutes les parties on pris connaissances de la totalité du dossier, et des revendications légitimes du syndicat. Dés cet après midi, les élus C.G.T du site de Bernouville reprenaient les négociations avec la direction, qui, c'etait faite rappeler ses obligations. Nous vous ferons savoir l'issu de ces négociations, qui nous l espérons tous, sera pleine de bon sens,  afin que ce conflit de 8 semaines de grève prene fin. 

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28 juillet 2014

Rassemblement de soutien aux altuglas

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 Demain à 9h30 RDV devant la sous-prefecture des Andelys pour soutenir nos camarades d'ATUGLAS en lutte depuis 8 semaines VENEZ NOMBREUX

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24 juillet 2014

Réforme territoriale - Réforme d'état

 

Une refonte du « modèle français » inacceptable !


Le 3 juin, le Président de la République a présenté une nouvelle carte des régions métropolitaines qui par fusion de certaines passeraient de 22 à 14, schéma contenu dans projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral.

Le 4 juillet, le Sénat votait ce projet de loi (pour : 184 – contre 129), tout en le vidant de son objet, puisqu’il rejetait l’article 1 proposant la nouvelle carte des régions, maintenant donc les 22 régions actuelles, ainsi que le report des élections régionales et départementales. Ce rejet par le Sénat est clairement un échec pour le gouvernement.

Le 23 juillet, l’Assemblée nationale a adopté ce projet de loi (pour : 261 – contre : 205 – abstention : 85), après avoir notamment refait la carte des régions (13 régions) et reporté les élections régionales et départementales en décembre 2015 !

Le périple parlementaire devrait maintenant se poursuivre à l’automne, après les élections sénatoriales et sans doute un changement de majorité du Sénat, même si la procédure accélérée, qui a été décrétée par le gouvernement, permet de se contenter d’une seule lecture par chambre.

Quelle sera alors la carte définitive des régions ? Nulle ne le sait, mais tout cela confirme l’analyse développée par la CGT d’une réforme inacceptable, tant sur la forme que sur le fond.

Au minimum, pour la CGT, cette réforme territoriale, qui aura des conséquences sur la vie quotidienne de chacun-e, aurait dû être précédée d’une large consultation publique, associant les organisations syndicales de salariés et les principaux acteurs de la société civile. Le gouvernement a choisi de « passer en force », bafouant la démocratie. Ce débat parlementaire « accéléré » et les nombreuses prises de positions d’élus, y compris de la majorité, révèlent bien les limites de cette méthode.

Pour sortir de la crise, les territoires ont plus besoin de davantage de coopération, d’un développement équilibré et cohérent liant « industrie – service – service public » que d’une concurrence entres quelques territoires dits « d’excellence », poussant les autres vers la désertification.

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé, le 2 juillet, une nouvelle phase de la réforme de l’État visant à réorganiser celui-ci en fonction de la réforme territoriale, à réduire les dépenses publiques et à soutenir la compétitivité de l’économie.

Dans la logique gouvernementale, l’État n’aurait plus que trois missions : protéger les citoyens les plus fragiles, garantir l’égalité des droits et des chances, et assurer la sécurité et l’exercice des libertés. Le gouvernement annonce clairement une nouvelle revue des missions, pour définir les missions fondamentales de l’État et celles qui devront être abandonnées ou exercées différemment et le niveau pertinent d’exercice. A l’échelon régional, l’État se concentrera sur son positionnement stratégique. Au niveau départemental, le gouvernement privilégie son rôle de proximité vis-à-vis de l’usager et « continuera de veiller à la cohésion sociale et territoriale en offrant un accès rapide à tous les services publics. » Mais pour lui, la proximité des services publics devrait être assurée en particulier par les maisons de service au public et les maisons de l’État. Cette politique conduira à une refonte / réduction des directions régionales déconcentrées, des directions départementales interministérielles, des sous-préfectures et d’autres structures territoriales de l’État. Cette nouvelle réforme touchera aussi la gestion des agents publics et, comme pour les entreprises, des mesures de simplification seront prises tous les six mois.

Pour la CGT, il s’agit d’une réforme d’envergure de l’État et de ses services, définissant un État minimum, au service essentiellement du capital, concentré sur quelques missions, avec une refonte complète des services de l’État au niveau central et en territoire. Au contraire, pour la CGT, il faut réinventer et renforcer l’État stratège, développeur et opérateur, plaçant l’intérêt général au cœur de ses interventions.

Le gouvernement, dans le cadre de sa « politique de l’offre » et pour répondre aux exigences de l’Union européenne et du capital, entend adapter, par une réforme globale, l’organisation institutionnelle de notre pays de l’État aux communes. Cette adaptation aux nouvelles donnes du capitalisme, de la compétition économique mondiale conduit au renforcement de l’austérité et à l’accroissement des inégalités sociales et territoriales. Dans le même mouvement, le gouvernement accorde de nouveaux cadeaux au patronat avec les 50 milliards du « Pacte de responsabilité » gagés par la réduction des dépenses publiques, la révision des seuils pour les Institutions représentatives du personnel (IRP), la simplification de la vie des entreprises visant pour un certain nombre de mesures à alléger les « contraintes » réglementaires, etc.

C’est tout l’édifice du « modèle français » qui est en jeu.

Cette réforme territoriale et de l’État n’est en aucun cas une priorité face à la crise.

Les citoyens, les salariés attendent d’autres « réformes », qui, elles, sont par contre urgentes.

La CGT les appelle à se mobiliser pour gagner ces « réformes » répondant à leurs besoins, pour relancer l’industrie, rénover les services publics, développer l’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.

Montreuil, le 24 juillet 2014

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19 juillet 2014

Solidarité au peuple palestinien

 

Adresse de Thierry Lepaon aux travailleurs de Palestine

vendredi 18 juillet 2014

Au nom de tous les militants de la Confédération générale du travail, je tiens à faire part de notre profonde indignation et de notre totale solidarité face aux bombardements meurtriers dont sont victimes les travailleurs et la population de Gaza depuis maintenant une dizaine de jours.

Nous suivons très attentivement l’évolution de la situation, depuis la France, et sommes extrêmement scandalisés par le bilan humain qui s’aggrave d’heure en heure, ainsi que par les informations qui nous parviennent s’agissant, notamment, des importants dégâts causés par les raids israéliens sur près d’une centaine d’écoles, de la suspension des services publics et des sérieuses menaces qui pèsent désormais sur l’approvisionnement en eau des habitants de Gaza.

Nous avons également été choqués d’apprendre que l’un de ces bombardements aurait visé et détruit, le mercredi 16 juillet, la maison de Sami Amassi, Président de la Palestinian General Federation of Trade Unions (PGFTU) de Gaza.

A tous les travailleurs de Palestine, à tous les militants de la PGFTU, à toutes les populations otages de cette situation terrifiante, en Israël comme en Palestine, la CGT réaffirme sa totale solidarité.

Nous avons condamné et continuerons de condamner le déferlement de feu qui s’abat sur Gaza, réaffirmant notre totale opposition à toutes formes de violence, d’où qu’elles viennent. Nous sommes en effet convaincus que l’escalade de la violence menace chaque jour davantage la recherche d’une issue politique au conflit israélo-palestinien, seule capable de permettre aux peuples de la région de vivre en paix.

Signataire de deux appels du Collectif français pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, lancés les 11 et 15 juillet derniers, la CGT a participé à la délégation de ce collectif qui a été reçue, le 11 juillet, au ministère des Affaires étrangères français, pour exhorter notre gouvernement à sortir de son inertie et à intervenir au plus vite auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

Mercredi encore, au moment où de nouvelles frappes traumatisaient les populations de la région, tuant encore de nombreuses personnes à Gaza, dont plusieurs enfants, et obligeant des milliers d’autres à fuir leurs habitations, nous avons participé à un rassemblement à Paris qui a été l’occasion d’exiger l’arrêt immédiat des bombardements, l’application des résolutions des Nations unies et la mise en place de sanctions économiques et juridiques à l’encontre du gouvernement israélien qui ne respecte pas le droit international, l’ouverture de négociations sur le démantèlement des colonies et la levée du blocus de Gaza.

Depuis trop longtemps les travailleurs et la population de Gaza subissent en effet un blocus insoutenable qui conduit à l’aggravation du chômage, de la pauvreté et annihile toute perspective d’avenir pour la jeunesse. En violant de façon répétitive et assumée le droit international, Israël tend à faire prévaloir partout une logique de fait accompli, déstabilisant ainsi la région et fragilisant les efforts internationaux pour la paix. La CGT réaffirme son soutien à l’existence de deux états, Israël et Palestine, vivant côte à côte, dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance de chacun.

Dans ce contexte, la CGT est aux côtés de toutes celles et ceux qui se mobilisent pour la paix et la justice et fera tout son possible pour peser sur le gouvernement français afin qu’il intervienne en faveur d’une solution pacifique au conflit.

Elle est résolument disponible à vos côtés.

 

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Raids aériens sur Gaza

 

La CGT exhorte le gouvernement français à intervenir


La CGT tient à exprimer sa profonde indignation et condamne énergiquement le déferlement de feu qui s’abat sur Gaza depuis plusieurs jours.

Elle réitère son opposition à toutes formes de violence, d’où qu’elles viennent, et de punition collective à l’encontre des populations civiles.

Aucune action militaire ne permettra de solutionner le conflit israélo-palestinien qui dure depuis plus de 47 ans maintenant. Seuls le dialogue, le respect des droits humains et l’application des conventions internationales et des multiples résolutions des Nations unies sont susceptibles de ramener la paix dans cette région du monde.

La CGT réclame l’arrêt immédiat des bombardements en Palestine et exhorte le gouvernement français, l’Union européenne et plus largement la communauté internationale à s’opposer catégoriquement à la logique belliqueuse en prenant toutes leurs responsabilités.

Signataire de deux appels du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens (11 et 15 juillet 2014), la CGT a participé à la délégation de ce collectif qui a été reçue le 11 juillet, à 15h, au ministère des Affaires étrangères afin de dénoncer l’inertie du gouvernement et demander que des actions concrètes de la France soient entreprises auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

La CGT, dont la Direction confédérale participera au rassemblement organisé ce mercredi 16 juillet, à 18h30, à l’esplanade des Invalides à Paris, réclame la mise en œuvre de sanctions économiques et juridiques à l’encontre du gouvernement israélien qui ne respecte pas le droit international, ainsi que la levée du blocus de Gaza, la négociation sur le démantèlement des colonies et la reprise du processus de paix.

 

Le syndicat CGT des territoriaux de Gisors participera au rassemblement à l appel de l union locale CGT, ainsi qu'a celle des associations du bassin de vie de Gisors qui expriment un soutient total au peuple palestinien qui aura lieu le: 

                                     MARDI 22 JUILLET à 18 H

                                                                          DEVANT LA MAIRIE

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09 juillet 2014

Reforme des territoriauxs

Grand Monopoly et déficit démocratique

Communiqué de la CGT

Au terme de plusieurs mois de tractations entre le Président de la République, le gouvernement, les groupes parlementaires et les associations d’élus, au premier rang desquelles l’Association des Régions de France (ARF), le Président de la République a tranché.

Le nombre de régions passera de 22 à 14, les métropoles sont confirmées, l’intercommunalité, les métropoles, voire les régions, se substitueront progressivement aux Conseils généraux, les préfets de région voient leurs prérogatives élargies, les préfets de départements et les administrations d’Etat dans les départements sont maintenus mais leurs missions restent à déterminer.

La CGT conteste la forme et le fond de cette réforme structurelle qui va durablement impacter les conditions de vie et de travail des salariés, actifs, en recherche d’emploi ou retraités.

Sur la forme, la CGT ne peut accepter l’opacité dans laquelle a été conduite cette réorganisation majeure des prérogatives respectives de l’Etat et des collectivités locales. Elle ne peut admettre qu’une nouvelle géographie affectant dans un premier temps les régions puis les départements soit dessinée sans que les organisations syndicales confédérales de salariés et plus largement la société civile soit consultée sur les objectifs poursuivis et leur traduction dans l’organisation des pouvoirs.

Jamais une telle refonte institutionnelle n’a été menée sans une longue phase préalable de consultations, voire de négociations, portant sur ses ambitions et ses finalités, sur ses conséquences économiques et sociales, sur les transitions à opérer. De manière précipitée, surréaliste et empirique, des présidents de Conseils régionaux, individuellement ou en groupes, ont saisi les CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) à émettre des avis sur les redécoupages éventuels des régions. N’ont-ils pas cherché à instrumentaliser la société civile pour servir leurs desseins individuels ? Quelles suites vont-ils réserver à ces demandes maintenant que la carte est redessinée ?

Sur le fond, la CGT conteste les finalités de cette nouvelle architecture institutionnelle. Elles s’inscrivent dans la logique mortifère de l’austérité et de la compression des dépenses publiques qui affectent toutes les administrations publiques : Etat, collectivités locales et hôpitaux ... Et plus généralement tous les services publics. Elles répondent aux vœux de la Commission européenne qui reste vigilante sur la mise en œuvre du programme de stabilité imposé à tous les Etats dont la France. L’accélération dans la mise en œuvre de cette réforme et l’absence de démocratie sociale et citoyenne dans son élaboration puisent leurs racines dans la recherche de financement des 50 milliards d’euros du « Pacte de responsabilité », dont 11 milliards d’économies demandées aux collectivités locales. Cette compression de la dépense publique et les réorganisations de services auront des conséquences sociales et professionnelles sur les fonctionnaires et les agents publics touchés de plein fouet. Par ailleurs, quels sens et contenu donner à la création de « maisons de services au public » dans un contexte de réduction des moyens dévolus aux services publics ? Une nouvelle fois, ce sont les salariés et les populations qui vont subir la satisfaction des désidératas du patronat et des actionnaires.

La nomination d’un nouveau Secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, directement rattaché au Premier ministre, confirme la volonté du gouvernement de gérer la France comme une entreprise au service des grandes entreprises.

Cette réforme porte en germe des options stratégiques « régionalistes » s’inscrivant dans une mise en concurrence des territoires. De plus, alors que la pauvreté et l’exclusion sociale et professionnelle explosent du fait d’un chômage exponentiel, les services publics de proximité et le tissu associatif œuvrant dans ce champ voient leurs moyens d’intervention réduits. Quel bilan et devenir du plan de lutte contre la pauvreté ? Enfin, la perspective de doter les futures régions de pouvoirs réglementaires étendus sans précision sur le contenu et le périmètre fait craindre un accroissement des mises en concurrences. D’ores et déjà, des voix s’élèvent pour revendiquer un « SMIC régional ».

La CGT s’exprime contre ce projet. Elle estime que toute réforme territoriale doit être précédée d’une large consultation publique associant les organisations syndicales confédérales de salariés et plus largement les principaux acteurs de la société civile.

Pour la CGT, les questions afférentes à l’organisation des compétences sur un espace territorial et à la redéfinition des prérogatives respectives entre l’Etat, ses services déconcentrés dans les territoires et les collectivités locales doivent avoir pour fil conducteur la réponse pérenne aux besoins sociaux, économiques et environnementaux d’aujourd’hui et de demain.

Ambitionner un aménagement solidaire des territoires suppose de prioriser la coopération et la mutualisation à l’opposé des mises en concurrences, des balkanisations entre des espaces urbains drainant les richesses et des espaces ruraux voués à la désertification. Cette vision appelle un Etat stratège, développeur et opérateur, garant de l’intérêt général, de l’effectivité des droits fondamentaux, de l’égalité et de la cohésion sociale et territoriale.

La CGT considère que l’Etat doit développer les filières industrielles et favoriser, sur tout le territoire, le déploiement de services publics de qualité en termes de transport, de logement, de formation initiale et professionnelle, d’enseignement supérieur, d’innovation, de santé, etc.

La CGT estime que la démocratie sociale doit pouvoir s’exercer à tous les niveaux territoriaux et se traduire par des dispositifs et des droits nouveaux.

La CGT partage, comme le Président de la République, l’idée que la réforme territoriale est un « sujet important pour l’avenir du pays ». Raison de plus pour que la concertation et la démocratie sociale et citoyenne soient privilégiées.

 

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08 juillet 2014

Conférence sociale 2014

 

Répondre aux attentes des salariés, changer de cap et relancer la croissance : l’ambition de la CGT

La CGT, qui avait participé aux 14 réunions préparatoires de la Conférence sociale, a décidé de ne pas participer aux tables-rondes et à la conclusion du Premier ministre. Cette conférence et son cadre de discussion sont très loin des vraies préoccupations du monde du travail.

La période est grave, le gouvernement et le MEDEF ont choisi d’instrumentaliser le dialogue social et mépriser les propositions syndicales. Aucun geste, aucune réponse n’a été apportée aux aspirations des salariés.

Au contraire, le discours prononcé par le Président de la République ne marque pas d’inflexion des choix politiques opérés depuis son élection, notamment dans le cadre du « Pacte de responsabilité ». L’ancrage dans les politiques d’austérité s’affirme.

La situation des salariés se dégrade de mois en mois : hausse des inégalités, augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés, installation du chômage de masse, désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail, déstructuration de la vie sociale.

En l’absence d’engagements précis du patronat sur la création d’emplois, l’ensemble du secteur productif continu de perdre de l’emploi et les attaques contre les services public se multiplient.

La CGT exige un changement de cap en matière économique et sociale.

C’est en respectant les salariés et en revalorisant le travail par une autre répartition des richesses créées par le travail qu’une issue à la crise est possible.

La CGT formule 94 exigences qui donnent un sens, et des propositions très concrètes qui correspondent à des attentes fortes de la part des salariés. Notre contribution vise à obtenir une sortie progressiste de la crise. C’est là- dessus que nous attendons des résultats.

Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT : 
- Rémunérations, pouvoir d’achat 
- Revalorisation des grilles de qualifications 
- Démocratie sociale 
- Relance de l’emploi par l’investissement industriel 
- Contrôle des aides publiques

Elles sont une première étape pour un changement de cap qui réponde aux aspirations du monde du travail et pour réorienter la politique économique

Nous les avons rendues publiques la semaine dernière.

Le gouvernement a choisi d’une part le déni du dialogue social et d’autre part de s’empresser de répondre aux exigences des organisations patronales au regard du chantage exercé, à trois jours de l’ouverture de la Conférence sociale.

Il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration au contraire nous avons la volonté de le rassembler pour proposer et être utile aux salariés.

Le gouvernement ne peut pas décider du calendrier, du contenu et des objectifs des thématiques à débattre entre partenaires sociaux et demander aux organisations syndicales d’assurer la mise en œuvre par une négociation sous contrainte du patronat.

La CGT fait le choix de l’intervention et du rassemblement des salariés.

Au-delà de ne pas participer aux tables-rondes et aux conclusions du Premier ministre le 8 juillet 2014, la CGT a décidé de profiter de l’été et la rentrée pour rencontrer les salariés, construire avec eux leurs revendications et mettre en débat ses propositions pour sortir de la crise.

Les salariés, les retraités et les privés d’emploi attendent des réponses concrètes à leurs problèmes maintenant.

Montreuil, le 8 juillet 2014

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07 juillet 2014

Conférence sociale 2014

 

La CGT exige des actes forts

A l’occasion d’une conférence de presse organisée, ce vendredi 4 juillet, au Siège de la CGT, le Secrétaire général de la CGT a présenté les 94 exigences et propositions concrètes que la CGT entend porter dans les 7 tables rondes de la Conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains, précisant que sa participation dépendrait de l’engagement que prendra le Président de la République sur l’examen de ces propositions.

Les salariés ont besoin d’une rupture claire avec la politique d’austérité mise en œuvre par le gouvernement et le patronat qui ne répond pas aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux auxquels la France est confrontée, et aggrave la situation de millions de salariés, de retraités et de privés d’emploi.

La CGT considère que les déclarations faites par le Premier ministre, à la veille de la conférence sont une véritable provocation pour le monde du travail, en remettant en cause les maigres avancées obtenues pour les salariés ces derniers mois et ayant fait l’objet de négociation collective.

A la veille de Conférence sociale, la CGT pose donc sur la table 94 exigences et propositions très concrètes qui correspondent à des attentes fortes de la part des salariés et visent à obtenir une sortie progressiste de la crise. Elle appelle le Président de la République et le gouvernement à s’engager sur 5 priorités essentielles qui constituent une première étape pour opérer un changement de cap répondant aux aspirations du monde du travail et réorienter la politique économique de la France :

1. La revalorisation du SMIC, de l’indice des salaires de la fonction publique, des pensions et les minima sociaux. 
2. L’établissement d’un calendrier strict et à court terme pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualification avec pour objectif qu’il n’y ait plus aucune grille en dessous du SMIC et que les qualifications soient reconnues sur une carrière complète. 
3. La mise en œuvre d’une véritable démocratie sociale : tous les salariés doivent pouvoir élire un représentant du personnel dans leur proximité, y compris ceux des TPE, ils doivent pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail, pris sur leur temps de travail, leurs représentants doivent pouvoir disposer de droits d’intervention dans la stratégie de l’entreprise avec un droit de véto sur les licenciements. 
4. La relance de l’emploi par l’investissement industriel en engageant la France dans le plan d’investissement visant la création d’emplois de qualité, porté par la Confédération Européenne des Syndicats, en y consacrant 2% du PIB. 
5. Le contrôle des aides publiques accordées aux entreprises et leur réorientation pour qu’elles servent à l’emploi et à l’investissement.

Dans cette période particulièrement difficile pour des millions de salariés, de privés d’emplois et de retraités, la CGT réaffirme sa détermination à être une organisation syndicale utile aux salariés, qui leur permette de s’engager et de se mobiliser pour gagner des avancées sociales, des droits concrets pour leur vie de tous les jours.

Les attentes des salariés sont nombreuses. Elles nécessitent leur irruption sur le terrain social et une démarche unitaire à construire. C’est le sens des contacts engagés par le Secrétaire général de la CGT vis-à-vis des autres organisations syndicales.

Montreuil, le 4 juillet

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